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OPINIONS - Pour un dialogue citoyen ambitieux

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Blog des élus socialistes et républicains d'Homécourt et ouvert à tous...


François Hollande: «la Commission européenne n’a pas à nous dicter ce que nous avons à faire»

Publié par ps-homecourt sur 1 Juin 2013, 00:43am

François Hollande: «la Commission européenne n’a pas à nous dicter ce que nous avons à faire»

Le chef de l'Etat a vivement réagi aux injonctions de la commission qui donne deux ans à Paris pour réduire ses déficits au prix de lourdes réformes.

La décision était attendue. La Commission européenne avait déjà annoncé qu'elle accorderait un délai de deux ans supplémentaires à la France pour réduire ses déficits publics en-dessous de 3% du PIB. C'est désormais officiel.

Elle n'avait pas non plus précisé davantage. C'est chose faite : la France devra ramener son déficit public à 3,6% du PIB en 2014 et 2,8% en 2015, après 3,9% cette année, pour sortir de la procédure de déficit excessif, selon ses recommandations publiées mercredi 29 mai.

Pour justifier cette décision, la Commission avance d'une part que les autorités françaises ont fait des efforts importants pour réduire le déficit depuis 2009, et d'autre part que la situation économique s'est détériorée en France, avec un risque de récession cette année. La Commission prévoit une baisse du PIB de 0,1%. De plus, explique la Commission, les prévisions économiques concernant le déficit pour 2014, à 4,2%, rendent irréaliste la perspective d'un retour sous les 3% dès l'an prochain, quelles que soient les mesures prises par les autorités françaises.

Des réformes de structures en retour

En échange de ce délai, la Commission européenne demande en revanche à la France d'engager un certain nombre de réformes structurelles :

- réduire la dépense publique à travers tous les postes de dépenses, comme prévu par le gouvernement,

- poursuivre la simplification de l'Etat à travers la future loi sur la décentralisation

- réformer le marché du travail et ouvrir certaines professions comme les notaires ou les taxis tout en simplifiant la législation sur les heures d'ouverture des magasins.

- lever les prix réglementés sur le gaz et l'électricité et ouvrir le secteur du transport ferroviaire domestique des passagers.

- mettre en oeuvre l'accord sur le marché du travail et "lancer en urgence une réforme de l'assurance chômage avec les partenaires sociaux pour assurer qu'elle rende attractif le retour au travail".

Elle demande surtout de prendre des mesures avant la fin de l'année pour réformer le système des retraites, en vue d'assurer son équilibre en 2020. L'exécutif européen recommande notamment d'"adapter les règles d'indexation, les âges minimum et de taux plein, la période de contribution et les régimes spéciaux, mais en évitant d'augmenter les contributions des employeurs aux régimes des retraites". Le gouvernement français engage justement une concertation avec les partenaires sociaux lors d'une conférence sociale les 20 et 21 juin. Il est probable qu'il n'y ait toutefois ni réforme globale, ni nouveau recul de l'âge légal, mais plutôt un allongement de la durée de cotisation.

Le Président de la République, en déplacement à l'usine Bosch du Grand Rodez, n'a pas tardé à faire une mise au point à l'adresse de la Commission européenne :

Nous avons 20 milliards de déficit des régimes de retraite à l’horizon 2020. Donc, de toute manière nous aurons à faire cette réforme. Nous la ferons à notre manière, dans la concertation, nous la ferons dans la justice, nous la ferons dans la responsabilité. Mais la Commission européenne n’a pas à nous dicter ce que nous avons à faire. Elle a simplement à dire que la France doit rétablir ses comptes publics, ce qui est la vérité.

Si la nécessité de rétablir nos comptes publics est un impératif, la façon d'y arriver n'est pas unique. Voilà ce que pensent les socialistes.

Le Parti socialiste a toujours été opposé en Europe au «tout austérité» qui n'a eu qu'un effet : enfoncer chaque jour un peu plus des pays dans l'instabilité et la précarité économique. Cette réforme des retraites est nécessaire, mais comme les autres, elle doit être juste, responsable, efficace et négociée, et le Président de la République a eu ainsi raison de rappeler que la France était souveraine pour décider des modalités de mise en oeuvre de ses propres réformes.

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